Concernant ce dernier point, je tiens tout particulièrement à souligner que les conditions d’isolement et de séparation complète entre le chantier de désamiantage et les zones occupées par les agents ne sont pas formellement établies ni garanties, dans la mesure où l’accès au magasin se fait par un escalier et que le magasin est situé au plein milieu du bâtiment à rénover.
Ces éléments caractérisent un risque sérieux et immédiat d’atteinte à la santé des agent·es, compte tenu de la dangerosité reconnue de l’amiante.
Cette prise de risques par les agent·es concerné·es n’est en aucune manière justifiable, dans la mesure où le magasin peut parfaitement être relocalisé. Il est d’ailleurs à noter que la quasi-totalité des agent·es travaillant dans le bâtiment 3 de la Fédération ont été relocalisés depuis plusieurs mois dans un autre bâtiment éloigné du chantier de désamiantage.
Les collègues des autres services cherchant des effets d’habillement ou des pièces techniques seraient également soumis·es à ces risques au moment de l’accès au magasin.
La prévention doit être de mise. Elle ne peut être traitée «à la marge».
La relocalisation du magasin est certes prévue, mais qu’après les travaux de désamiantage, à une date et dans un lieu non encore définis !
En conséquence, je demande que le chantier de désamiantage du bâtiment 3 du site de la Fédération ne soit pas démarré avant la relocalisation du magasin du service Approvisionnement, énergie et qualité.
En l’absence d’autre alternative, une structure temporaire dédiée (chapiteau, modules types Algéco, etc…) pourrait être installée en moins d’un mois.
Vous voudrez bien transcrire cette alerte au registre des dangers graves et imminents (registre spécial prévu à l’article R235-59 du Code Général de la Fonction Publique) ou me préciser les modalités d’inscription."